8 solutions pour financer son entreprise

 

Lancer son entreprise, son projet, on y a tous pensé et certains ont fait le pas ! Une idée, une équipe, des opportunité et… des resources de base. Sans elles, le passage de l’idée à la réalité n’est pas envisageable. Basiquement, ces ressources peuvent être d’ordre matériel (des locaux ou du matériel déjà à disposition), immatériel (un savoir-faire, des contacts, des droits) et évidement d’ordre financier.

C’est sur ce dernier type de ressources que nous allons nous focaliser aujourd’hui en vous présentant 8 types de financements, autrement dit, 8 solutions pour financer son entreprise.
Bonne lecture !

 

1. L’apport personnel : s’autofinancer pour démarrer

Vous avez un projet d’entreprise, vous allez créer une société ? Génial, mais quel que soit le projet de statuts, il va falloir constituer un capital de départ et l’apport personnel sera un facteur déterminant tant pour l’image que pour votre capacité à « ouvrir votre capital » durant la vie de l’entreprise. En effet, l’apport personnel est la somme d’argent que vous allez investir dans votre projet. Posez-vous la question en amont de savoir ce que vous souhaitez faire avec cette structure. Faire entrer à court ou moyen terme des associés ou garder 100% de votre projet pour vous ? Le montant de votre apport personnel sera un facteur à prendre en compte dans vos discussions avec votre / vos banques.

Bref, l’apport personnel est un élément constitutif de votre société, de sa vie future, de sa capacité à rassurer les banques et les investisseurs potentiels et de votre capacité à investir dans votre propre projet !

 

2. Love money : quand l’entourage soutient

Le love money est un moyen complémentaire de financer la création de l’entreprise. Vous allez proposer à vos amis, votre famille, vos proches de vous rejoindre dans l’aventure entrepreneuriale que vous lancez. Ces montants complémentaires doivent permettre d’effectuer les investissements nécessaires à la création et au développement de votre projet. Cet apport en love money donne droit à des parts, des actions de la société nouvellement créée.

Le love money doit permettre de renforcer les capitaux propres pour rassurer les autres acteurs financiers potentiels (établissements de crédit, prêt d’honneur, subventions, Business Angel…).

L’avantage complémentaire de faire appel au Love Money est également d’associer de façon minoritaire les proches qui deviendront également des ambassadeurs et potentiels clients de votre entreprise. Ce dispositif peut parfois en plus donner accès a un crédit d’impôt (variant selon les dispositifs, les lois en vigueur et les montants investis)

 

3. Les banques et les établissements de crédit

 

La banque ou les banques que vous allez choisir sont indispensables dans la création et la vie de votre société. Elle (si vous n’en choisissez qu’une) doit vous accompagner et vous permettre de développer au mieux votre structure. La compréhension de votre projet par votre interlocuteur bancaire est une réelle nécessité. Les établissements ont des dispositifs propres, mais vous avez besoin d’un chargé pro qui puisse vraiment vous comprendre, vous accompagner et faire ce pour quoi il s’est engagé. Evitez les fausses promesses, les promesses non écrites (si si, ça existe… ) de chargés pro qui font passer leurs intérêts avant le vôtre ! 

Ensuite, vous trouvez logique d’être payé pour vos services ? La banque est également une structure privée et les coûts font partie du service. Ne cherchez pas la moins chère, cherchez la meilleure !

Et rappelez-vous, si c’est gratuit, c’est vous le produit !  

Passer par la case prêt bancaire pour financer son entreprise

Ce n’est pas une obligation mais ça peut parfois permettre d’éviter de tout financer sur fonds propres et donc de garder sa trésorerie en cas d’imprévu. Gage de bonne gestion de votre entreprise. 

C’est également un levier de développement de votre société, veillez cependant à ne pas survendre vos objectifs car au final, l’argent prêté sera à rembourser. Basique mais à garder en tête ! 

4. Prêt d’honneur

Initiative France, Réseau Entreprendre, ADIE, prêt d’honneur via la BPI ou la région, autant de dispositifs qui peuvent compléter votre financement. 

Il doit permettre de renforcer votre apport en sollicitant un prêt sans intérêt ni garanties que vous vous engagez à rembourser « sur l’honneur ». C’est également un levier pour les demandes de crédits bancaires classiques. Ce prêt est également la reconnaissance du sérieux de votre projet. Attention cependant, le prêt sur l’honneur est consenti à la personne et non à la structure !  En un mot, à rembourser par vous et donc entre dans votre taux d’endettement. 

Egalement le temps pour l’obtention du prêt d’honneur, certains sont assez rapides, d’autres sont très longs voir fastidieux tant les étapes pour avoir 15K€ semblent disproportionnées ! 

 

5. Les Business Angels

 

Pour la plupart, ils n’ont d’Angel que le nom ! Retenez plutôt la partie Business. Ici on rentre dans les demandes élévées (souvent) de parts de votre société en contrepartie de montants d’investissement. Ils investissent et se plantent parfois donc la rentabilité de leurs investissements ne se fait que sur les projets viables et non sur la totalité des investissements effectués. 

Deuxième inconvénient, le temps est leur allié, ils n’ont pas de contraintes de temps et les demandes d’infos varient évidemment en fonction des interlocuteurs. Point très important à vérifier dans la négo, leur investissement en tant que conseil au sein de votre structure, suffisamment pour pouvoir vous aider à prendre des décisions basées sur une expertise / expérience acquise et pas trop pour vous éviter de passer vos journées à remplir des tableaux de bord (on est des entrepreneurs, notre business est de développer nos ventes pas de passer notre temps à rédiger des notes d’information) 

Enfin, en général prévoyez la sortie entre 3 et 5 ans. 

A titre d’exemple, nous avons eu des discussions pour faire entrer des BA qui ont duré 6 mois pour finalement arriver au point où mon associé principal de l’époque et moi avons décidé d’arrêter de perdre notre temps avec de vieux messieurs qui n’avaient semble-t-il qu’une idée en tête, nous essorer en changeant de demande et de propositions à chaque nouveaux rdv et ce pendant près de 6 mois… Excellente leçon à tirer car si avant même d’être associé, la discussion est agressive et disproportionnée, il vaut mieux songer à ne pas donner suite.  

 

6. Subventions

 

La France est la championne toute catégorie des aides et subventions possibles… pour autant, il faut bien comprendre les rouages et s’armer de temps. En effet, le temps de l’entrepreneur n’est pas celui des institutions. Donc, si vous souhaitez bénéficier de subventions, soyez patient et passez par les guichets (CCI, Agglo, Région…) pour rencontrer les interlocuteurs nécessaires, faites rapidement une demande pour entrer dans les bases de données. En effet, à ce jour je ne connais personne qui ai bénéficié d’une subvention lors de sa 1ère demande (peut être qu’il y en a, mais je n’en ai jamais rencontré à ce jour). Retoqué pour une raison ou pour une autre, c’est comme si cette étape était une obligation administrative française qui permettait de faire rentrer la structure dans une case administrative. Rien de bien nouveau sous le soleil de l’administration française qui peut de venir ensuite un réel appui au développement de votre société.

Ensuite, car c’est un point également important. Intégrez les calendriers des élections, c’est tout bête, mais une élection régionale peut reporter de plusieurs mois une « sub » tant attendue.

 

7. Le microcrédit

 

Permet même à ceux qui sont interdit bancaire de pouvoir bénéficier d’un prêt pour lancer leur activité. il s’agit d’un prêt compris entre 1000 et 10 000 €. Un avantage pour ceux qui ne peuvent passer par des organismes bancaires classiques. Mais une charge pour une population souvent plus en précarité que la moyenne des porteurs de projet. Le taux d’intérêt est également plus élevé, étant donné que les organismes qui prêtent vont eux même emprunter auprès des banques et que ces organismes (ADIE par exemple) vont couvrir le risque d’impayé.

 

8. Financement participatif ou crowdfunding 

 

Equity, Prêt, Don, du nouveau dans le monde du financement des entreprises ?

En 2019, 629 millions d’euros ont été collectés via les plateformes de crowdfunding en FRANCE !

En quelques années, ce système de financement est devenu un pilier auprès des entreprises de toute taille.

Mais le principe même du crowdfunding a toujours existé… Se mettre autour d’une projet pour le financer ensemble, c’est d’une banalité et d’une efficacité redoutable. 

Dans les grandes étapes du crowd, on peut noter que le socle de la Statue de la Liberté a été financé grâce au financement participatif, Barack Obama ou Bernie Sanders ont fait appel également à cette opportunité de financement par la plus grand nombre.

La grande évolution, c’est l’utilisation des tech Internet, c’est la puissance de la démultiplication de l’information auprès d’une communauté reliée partout dans le monde qui rend ce système si puissant aujourd’hui.

Une fois que l’on a compris le mécanisme, on comprend que c’est une fausse innovation, dans le sens de révolution, mais plus une démocratisation de cet usage.

Aujourd’hui 3 grandes familles de crowdfunding existent, l‘equity qui va permettre au plus grand nombre de devenir actionnaire d’entreprise qui cherchent à lever des fonds en contrepartie d’actions. Le prêt participatif qui donne l’occasion au grand public de jouer le rôle de la banque avec un taux d’intérêt attractif. Enfin le Don avec ou sans contreparties, qui permet, en donnant à des associations, des entreprises, des sportifs, de financer des actions solidaires, des exploits, participer à la réalisation d’actions spécifiques sans pour cela que le porteur de projet n’aient à rembourser ou à donner des actions en échanges. Dans ce dernier cas (le don), nous sommes donc dans une démarche plus expérientielle, plus liée à l’émotion, à la volonté de participer à une aventure !